Depuis lors, l'expression « aller à Canossa » signifie pour un souverain, céder totalement à son adversaire, avec l'humiliation en prime. Cet épisode historique a été transmis de génération en génération par les voies livresques, jusqu'à inspirer en 2026 des « fous alliés » qui ont voulu s’installer dans notre belle cité de Kidal depuis le 25 avril dernier.
Canossa, Italie
Ils pensaient
qu'un de leurs papes imaginaires verrait venir un dirigeant de la Transition
lui demander pardon et lui remettre les clés de la capitale de l'Adrar malien.
C'est bien mal connaître le Président Assimi Goïta et ses compagnons, qui ont
désormais une source intarissable de motivation devant tout ennemi de
l'intégrité territoriale et de l’unité du Mali.
Cette nouvelle source, c'est la mort – encore vive dans l’esprit de la Nation entière – du Général d'armée Sadio Camara, survenue ce même 25 avril où ont surgi les « fous alliés » du terrorisme international et leurs proxies essaimés dans nos villes et campagnes. Depuis le 25 avril, les Maliennes et Maliens, et désormais tous les confédérés du Sahel, n'ont jamais vu leur confiance se rider quant au redéploiement des symboles de l'État à Kidal.
La patience est sahélienne. La confiance en nos autorités l'est aussi. Méthodiquement, le Président de la Transition, le Gouvernement et les partenaires ont mis les plans en place pour que plus jamais des aventuriers ne pensent qu'une nuit ou un jour passé dans une ville malienne vaut conquête définitive.
Ce mardi 6 octobre 2026, Kidal se revêt de ses plus beaux habits maliens. Ces attributs refont d'elle la perle administrative du septentrion malien tant aimée et admirée, à la lisière du Sahel et du Sahara. L'état-major général, fort de son génie tactique et du leadership des chefs des théâtres d'opération, s'est déployé entre Dougoukoloko et Norolan/Cram-Cram. En quelques mois de réflexion tactique et quelques jours de marche sur leurs refuges, l'ennemi s'est vu foudroyé.
À Tahandak, In Tassik, Tin Assalak, Abeibara, il n'y a vu que du feu, entre terre et ciel. Nos FAMa sont inexorablement maîtresses du terrain, fouillant les moindres coins, trous et buissons, avec jumelles, drones et autres avions de reconnaissance. Les aéronefs de combat et les troupes terrestres, en parfaite coordination, ont ouvert la voie de façon chirurgicale à un retour calme et maîtrisé dans notre belle cité de Kidal.
La salubrité sécuritaire trouve ici tout son sens. Dans son communiqué 2026-006 du mardi 06 octobre, le Gouvernement indique la suite du processus: « Le renforcement du dispositif des FAMa à Kidal constitue une perspective favorable au retour progressif de l'Administration et des services sociaux de base, contribuant ainsi au développement de la Région et au retour à une vie normale ».
Pensée à ces braves
populations civiles de Kidal et environs qui ne demandent qu’à vivre en paix et
s’occuper du développement de leurs terroirs. Il faut s’en convaincre : l'État
n'a jamais quitté la Région de Kidal. Les FAMa sont restées en opération quasi
permanente à Tessalit, Abeibara, Anéfis, Tin Essako, laissant quelques
illuminés se perdre dans leurs illusions dans la cité éternelle de l'Adrar.
Aujourd'hui, ces illusions sont perdues. Le 06 octobre 2026 sera plus fort que le 14 novembre 2023. Les FAMa, sous le leadership des autorités de la Transition, veilleront désormais à ce que des aventuriers ne prennent plus des vessies pour des lanternes. Désormais, de Kidal à Tinzaoutène, de Ménaka à Léré, et partout au Mali, l'internationale terroriste doit se le tenir pour dit : Kidal ne sera jamais Canossa. Canossa restera italienne et son histoire européenne.
Kidal est malienne, avec son histoire propre, celle qui tient dans un ensemble, héritage de nos ancêtres. Un héritage que le Président Goïta et ses compagnons, ainsi que tous les Maliens aidés de leurs vaillantes FAMa, défendront au prix du sang et du souvenir vif de nos martyrs.
Alassane Souleymane
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