Plusieurs personnalités ont participé à la rencontre dont le ministre d’Etat Alousséni Sanou (c)
Bamako
abrite, depuis hier, la 27e réunion statutaire annuelle des présidents des
Cours des comptes des États membres et des conseillers à la Cour des comptes de
l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La cérémonie
d’ouverture a été présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et
des Finances, Alousséni Sanou, en présence de plusieurs membres du gouvernement
et de nombreuses personnalités.
Prévue
initialement en juin dernier, mais reportée en raison des événements du 25
avril 2026, cette rencontre se tient finalement dans la capitale malienne,
après les éditions de 2003 et de 2009. Les travaux, qui se poursuivront
jusqu’au 9 octobre, portent sur les principaux enjeux du contrôle externe des
finances publiques dans l’espace communautaire.
Les
participants examineront notamment les systèmes de contrôle des comptes et les
résultats des contrôles effectués au titre de l’exercice 2025. Ils se
pencheront également sur la dette publique et les stratégies d’endettement des
États, ainsi que sur la situation des finances publiques à l’issue des
alternances politiques. Le renforcement de la coopération entre les
juridictions financières de l’Union figure également parmi les priorités.
Pour le
président de la Section des comptes de la Cour suprême du Mali, Seydou Mallé,
la tenue de cette rencontre à Bamako constitue un signe de résilience, de
confiance et de solidarité entre les institutions de l’espace communautaire. Il
a salué l’accompagnement du gouvernement malien dans sa préparation, estimant
qu’il traduit la volonté du Mali de jouer pleinement son rôle au sein de
l’Union.
Le
président de la Cour des comptes de l’UEMOA, Sègnon Yves-Marie Adissin, a
souligné que l’ambition de cette 27e édition est de contribuer à consolider un
système de contrôle financier plus robuste, harmonisé et professionnel dans
l’espace communautaire. Les Cours des comptes doivent ainsi pleinement jouer
leur rôle dans l’amélioration de la gouvernance publique. «Nos concitoyens et
nos gouvernants attendent des Cours des comptes qu’elles soient des vigiLes
fiables et des leviers d’amélioration de la gouvernance publique», a-t-il
déclaré.
Le
représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandre
Vieira, a, pour sa part, relevé les performances économiques de l’Union. Malgré
un contexte international difficile, l’UEMOA a enregistré en 2025 une
croissance économique moyenne de plus de 6 %, avec une inflation maîtrisée,
a-t-il indiqué. Il s’est également réjoui du taux de 78 % de mise en œuvre des
réformes globales de la directive relatives au cadre harmonisé des finances
publiques dans huit États membres de l’UEMOA, selon les données de la dernière
revue technique annuelle des réformes communautaires.
Ces
résultats, a-t-il expliqué, sont liés aux efforts des gouvernements dans la
transposition et l’application des directives communautaires, mais aussi au
contrôle juridictionnel des comptes, désormais effectif dans l’ensemble des
États membres.
Prenant la
parole, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé
que les autorités de l’UEMOA ont très tôt compris la nécessité de disposer
d’une Cour des comptes communautaire, de juridictions financières nationales et
d’un cadre de coopération entre ces institutions. Cette dynamique est consacrée
par le Traité modifié de l’Union. Le Mali, a assuré Alousséni Sanou, s’inscrit
pleinement dans cette démarche. Il a rappelé la réforme institutionnelle
engagée dans le domaine du contrôle des finances publiques.
La
Constitution de 2023 a consacré la Cour des comptes comme juridiction
supérieure des finances publiques et institution supérieure de contrôle des
finances publiques.
Pour le
ministre chargé de l’Économie, cette évolution traduit la volonté des autorités
maliennes de disposer d’un contrôle externe indépendant, professionnel et
efficace, indispensable à une gestion publique moderne et responsable.
En
attendant la promulgation de la loi organique déterminant l’organisation et les
règles de fonctionnement de la Cour des comptes, le gouvernement a engagé
plusieurs actions pour son opérationnalisation. Il s’agit notamment de
l’intégration, à titre dérogatoire, des membres de la Section des comptes dans
le corps des magistrats de l’Ordre des comptes et de la préparation du premier
concours de recrutement des auditeurs de justice, destinés à constituer le
vivier initial de ces magistrats.
À ces mesures, s’ajoute le chantier de construction du siège de la Cour des comptes, dont l’exécution fait l’objet d’un suivi des pouvoirs publics. Le ministre d’État a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre ses efforts, afin de permettre à la juridiction financière d’exercer pleinement ses missions, dans le respect de ses prérogatives.
Amadou GUEGUERE
Cette opération d’installation concerne une cinquantaine de positions solaires composées de panneaux, de batteries, d’onduleurs et accessoires. Elle vient compléter la série d’installations déjà effectuée dans les grands centres hospitaliers de Bamako et des capitales régionales.
Avec une production de 122.671 tonnes de poissons enregistrée au titre de la campagne 2025 et près de 900.000 hectares de sites aménageables pour la pisciculture, le Mali dispose d’atouts importants pour renforcer sa production de poissons d’eau douce.
Entre les 58,589 millions de litres acheminés en une semaine et l’arrivée de 1107 camions-citernes à Bamako, le Mali consolide progressivement son approvisionnement en carburant, grâce à la mobilisation des acteurs nationaux.
Un convoi de 1 107 camions-citernes est arrivé ce lundi 26 octobre 2026, vers 8 heures dans les parcs de stationnement de Bamako après avoir traversé la nuit sous l'escorte des Forces Armées Maliennes (FAMa)..
Annulation de permis inactifs, renforcement des contrôles et lutte contre l’orpaillage clandestin : le gouvernement entend imposer le respect des règles et faire profiter davantage les Maliens de leurs ressources minières.
Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont approuvé, ce jeudi 22 octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi relatif à la modification de la loi de finances pour l’exercice 2026. Les travaux de la plénière étaient présidés par le président .