Des jeunes
exécutant une danse chorégraphique
L’événement était présidé par le chargé de mission au ministère
de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Attaher
Maïga, en présence d’une représentante
du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation
professionnelle, Mme Oumou Touré, et de
la présidente de l’Association I Dance’O, Mme Bibata Ibrahim Maïga, et beaucoup
d’autres invités.
Portée par I Dance’O, la Biennale
internationale de la danse au Mali se tient depuis le 10 octobre et s’étendra
jusqu’au 12 novembre prochain. L’initiative vise à faire de la danse un espace
de transmission du patrimoine, de créations contemporaines et de rencontres
entre les artistes et le public. Attaher
Maïga a salué l’initiative qui place la danse au cœur de la valorisation du
patrimoine culturel malien. Il a rappelé que les danses, les gestes, les
rythmes et les pratiques artistiques du Mali sont les dépositaires d’une
mémoire, de savoirs et d’une vision du monde qui méritent d’être transmis et
reconnus.
«Un
patrimoine vivant doit continuer à se pratiquer, à se renouveler et à dialoguer
avec les générations présentes et futures», a souligné Attaher Maïga. Et de
dire qu’à travers Gaya, notre pays renforce sa place sur la scène
chorégraphique africaine et internationale, tout en offrant une meilleure
visibilité à la richesse de son patrimoine et à la créativité de ses artistes.
Enfin, il a expliqué l’importance de la formation et de l’accompagnement des
jeunes talents avant de rappeler le
parcours de la danseuse Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice de cette
biennale, qui a bénéficié du Programme d’incubation de talents Mali (ITM), mis
en place par le département en charge de la Culture.
Pour sa part,
Mme Oumou Touré a insisté sur la dimension économique et professionnelle
de la culture. Notant que les arts vivants mobilisent plusieurs métiers,
notamment les artistes-interprètes, les chorégraphes, les techniciens, les
administrateurs, les producteurs, les communicants et les formateurs.
Pour elle,
le développement de la danse nécessite le renforcement des compétences et la
création de conditions favorables à la professionnalisation. Elle a salué
l’approche de Gaya, qui s’articule autour de la
transmission, la recherche artistique, la création et la diffusion.
Selon
elle, cette démarche a permis de relier l’apprentissage à la recherche, à la
création et de nouer un contact avec le public. Et de souhaiter que la biennale
favorise de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour
les acteurs culturels maliens, avant de réaffirmer l’accompagnement de son
département.
Quant à Mme
Bibata Ibrahim Maïga, elle a présenté Gaya comme le résultat d’une
réflexion et d’une conviction transformée en action. Elle a précisé que le
projet repose sur trois dimensions essentielles notamment, la transmission, la
création et la diffusion.
Le cycle biennal 2026-2028 vise à favoriser la formation, la recherche artistique, les cocréations et les échanges avec le public. Elle a mis l’accent sur les cocréations, qui doivent permettre à des artistes de se rencontrer et d’imaginer des propositions originales. Elle a aussi soulevé la question de la place du public et la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations. Tout en remerciant son équipe, les artistes, les formateurs et les partenaires, elle a rendu hommage aux artistes et formateurs disparus. Il est bon de rappeler que l’événement se tient tous les deux ans
Gaoussou TANGARA
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