Les officiels ont salué la profondeur des relations entre le Mali et la Guinée
Placée sous le signe de la fraternité et des retrouvailles entre ressortissants guinéens, cette célébration a été l’occasion de rappeler les liens historiques qui unissent le Mali et la Guinée. Dans son allocution, l’ambassadeur a rappelé la portée historique du 2 octobre 1958, date qui, selon lui, demeure mémorable et riche de fierté pour le peuple guinéen et pour l’Afrique. Il a rendu hommage au père fondateur de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré, et à ses compagnons, qui avaient alors choisi de dire « non » au projet de Constitution française soumis aux colonies.
Le diplomate s’est notamment référé à la célèbre formule attribuée à Sékou Touré : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ». Un choix qui, a-t-il rappelé, a été suivi de mesures de rétorsion de la part de la France, notamment le retrait de nombreux enseignants et fonctionnaires ainsi que le pillage des banques. Malgré ces difficultés, la Guinée a pu compter sur la mobilisation de son peuple et sur la solidarité de plusieurs pays africains.
Ansoumane Camara a souligné le rôle joué à l’époque par le Mali et le Ghana dans la consolidation de la jeune République. Cette solidarité avait permis, selon lui, de reconstituer l’administration guinéenne, de maintenir la scolarisation des élèves et d’assurer le paiement des fonctionnaires.
L’ambassadeur a également établi un parallèle entre cet élan de solidarité africaine et l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a rappelé que la Guinée, le Ghana et le Mali avaient constitué, à l’époque des Présidents Ahmed Sékou Touré, Kwame Nkrumah et Modibo Keïta, un ensemble fondé sur les idéaux panafricanistes et la volonté d’émancipation du continent.
Évoquant l’histoire récente de son pays, le diplomate a estimé que les valeurs portées par les héros de la lutte pour l’indépendance continuent d’inspirer les nouvelles générations à l'image du président actuel, le Général Mamadi Doumbouya.
L’ambassadeur a, ensuite, évoqué les réformes et les réalisations entreprises en Guinée, sous le leadership du Président Doumbouya dans les domaines des infrastructures et de l’assainissement. Il a particulièrement mis l’accent sur le projet présidentiel Simandou 2040, présenté comme un programme structurant pour le développement économique et social du pays.
Sur le plan bilatéral, Ansoumane Camara a réaffirmé le soutien de la Guinée au Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Il a formulé le vœu de voir la paix revenir dans les pays de l’AES et réaffirmé le soutien de son pays aux efforts visant à renforcer la sécurité et le développement au sein de cet espace. Il a, par ailleurs, invité les ressortissants guinéens vivant au Mali à respecter les lois et les autorités du pays d’accueil.
Prenant la parole à son tour, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, s’est réjoui de participer à cette célébration.
Le ministre a rappelé le choix « courageux et historique » effectué par le peuple guinéen en 1958. « La Guinée a dit non et l’Afrique s’est libérée », a-t-il souligné, estimant que cette décision demeure une source d’inspiration pour le continent dans sa quête de souveraineté et de développement.
Au nom du gouvernement et du peuple maliens, Alhamdou Ag Ilyène a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple guinéen. Il a également salué la profondeur des relations entre le Mali et la Guinée sous la conduite des présidents Assimi Goïta et Mamadi Doumbouya.
Pour le ministre, ces relations reposent sur des liens séculaires d’amitié, de fraternité, de solidarité, de coopération et de bon voisinage. Il a rappelé à cet égard la célèbre formule des pères fondateurs Ahmed Sékou Touré et Modibo Keïta, selon laquelle la Guinée et le Mali sont « deux poumons d’un même corps ».
Alhamdou Ag Ilyène a également évoqué l’héritage de l’union Ghana-Guinée-Mali, fruit de la vision panafricaniste des présidents Ahmed Sékou Touré, Modibo Keïta et Kwame Nkrumah. Une expérience historique qui, selon lui, trouve aujourd’hui des prolongements dans la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel.
« La coopération entre la République du Mali et la République de Guinée se porte bien, tant au plan politique et diplomatique que socio-économique », a-t-il assuré. Il a rappelé que la 9è session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Guinée, tenue du 15 au 17 novembre 2020 à Conakry, avait permis la signature d’une dizaine d’accords de coopération et l’élaboration d’une feuille de route dont la mise en œuvre connaît, selon lui, une évolution positive, malgré un contexte difficile.
En prélude à cette cérémonie, une lecture du Coran a été organisée. La communauté guinéenne a également mené des actions sociales au profit des malades de l’Hôpital du Point G, à travers la remise de plusieurs produits et matériels.
Binta KEITA
Rédaction Lessor
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